C’est l’autre gauche

La Bourgogne nous a accueilli à bras ouverts, avec ses douces collines verdoyantes, ses villages préservés sans traces de progrès et ses vaches blanches (qui, de loin, ressemblent à des moutons). Nous avons fait la connaissance rapprochée avec notre bateau et nous l’avons tout de suite trouvé très beau. Il avait fière allure sous le soleil, avec ses tons brun-ocre à l’intérieur et son blanc-turquoise à l’extérieur. Mais malheureusement le soleil avait eu le temps de le chauffer à point et notre installation s’est vite transformée en sauna gratuit pour toute la famille.

Mais pas question d’avoir les neurones en ébullition: notre cerveau a dû enregistrer une quantité d’informations concernant le fonctionnement du bateau: réservoir d’eau, électricité, toilettes (qui se transforment en douche, eh eh), frigo, etc. Le temps de faire la connaissance de la troupe de joyeux tchèques d’à côté et de faire quelques courses, nous étions prêts au départ! Capitaine Flamme avait l’air d’assurer grave car il avait eu un cours privé de conduite. C’est parti! Mais la grande question est: droite ou gauche? Droite, dit le capitaine, on le croit sur parole. On y va.

Nous sommes en mode concentration maximale pour le passage de notre première écluse. L’éclusier est averti et nous attend. Mais en nous approchant, pas d’éclusier à l’horizon. Nora saute du bateau avec une agilité remarquable, suivie de sa mère, tout aussi agile. On court à la maison de l’éclusier. On aperçoit un monsieur qui chille dans sa voiture: c’est bien l’éclusier, très surpris de nous voir car il n’a pas été averti. Il commence à remplir l’écluse, puis nous demande on veut aller: à Monbart. Mais c’est de l’autre côté! Demi-tour: nous n’avons donc toujours pas passé d’écluse! Il est 18h30 et ça ferme à 18h45. Finalement nous passons notre première écluse sans problèmes et goûtons enfin aux joies de la navigation sur ce canal si tranquille dans le soir. Nous amarrons en sauvage (pas dans une marine) et pour cela le capitaine plante 2 piquets sur la berge. Il n’y a plus que les grenouilles, les hérons et nous. Mais à ce moment les éléments se déchainent et l’orage éclate. L’occasion de faire une douche naturelle de style tropical!

Tout ça nous ouvre l’appétit: des pâtes ce serait parfait. Mais la journée nous réserve encore une surprise: plus une goutte d’eau ne coule de nos robinets! Plus d’électricité non plus. Ça sera donc souper froid. A 22h réparation du problème (un machin au niveau de la batterie), par le responsable du bateau et bonne nuit les moussaillons, bercés par le chant des grenouilles.

Francesca

Commentaires

  1. eh bien que d aventures déjà….
    pas si cool…. heureusement pas coule
    bravo pour votre patience et endurance
    quoique… comment faire autrement ?
    un brin de brouillard ce matin pour rafraichir mémé et ses 2 affamés
    dommage que pas « mon » buffon… j aurais couru vers vous..
    très belle journée à vous
    cool cool cruiiii cruiii

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