Tram 28

Lors de notre séjour à Lisbonne, le tram 28 nous a souvent rendu service. Il a été inauguré en 1914 et parcourt un chemin de plus de 7 km de long. C’est un emblème de la ville et nous a emmenés dans tous nos restaurants et sorties.

Le premier jour, nous sommes allés voir un ascenseur au plein milieu d’une rue. Il était aussi assez vieux et depuis dehors, il avait un air de tour Eiffel avec du fer tout autour. On ne va pas parler du rapport qualité-prix parce que 20 francs pour un aller en ascenseur de 17 secondes, c’est pas génial génial… Mais la vue était quand même jolie et nous avons pu observer les toits de Lisbonne depuis le haut.

Ensuite, vu qu’il faisait un petit peu chaud, nous nous sommes réfugiés dans un centre commercial pour aller faire un peu de shopping. Nous sommes vite rentrés à l’appartement pour manger un petit diner et se cacher des heures chaudes du début d’après- midi. Le soir, rien de spécial, on se repose et on profite de la beauté du coucher de soleil…

Le lendemain, c’est visite de la ville, toujours avec notre petit tram, pour aller voir la fameuse  » Pink Street », qui n’était pas si grande que ça ! Elle était même carrément un peu petite. Mais les parapluies accrochés au travers de la route dans les airs avaient quand même un peu de charme.

Nous avons mangé dans un petit restaurant assez simple on va dire. Ensuite, nous sommes allés voir un funiculaire toujours jaune ( comme à peu près tous les transports publics de Lisbonne ). Il était très petit mais quand même assez joli avec les immeubles un peu anciens en arrière-plan.

Puis nous sommes rentrés avec le tram ( ça ne vous étonne même plus, hein ? ) pour arriver à l’appartement. Le soir, direction un petit bar pour boire un coup. Mais le froid et la fatigue nous rappellent rapidement dans notre petit lit douillet.

Eva

Un père d’enfer

Nous avons fini notre partie de vacances à Zambujeira. C’était vraiment fantastique : les plages avec ses vagues énormes, les ballades le long de la côte, les soupers, les couchers de soleil et même les petits bobos aux pieds ou une mauvaise digestion…Nous sommes donc partis de notre petit ( mais charmant ) appartement.

Direction Lisbonne ! Nous avons donc fait nos bagages et hop ! c’est parti. La durée du trajet n’était pas longue mais lorsque nos estomacs ont commencé à chanter en cœur, on s’est dit qu’il fallait peut-être penser à s’approvisionner. En sortant de la voiture, ce fut le choc : car oui dans la voiture climatisée, il ne fait pas chaud au contraire des 39 degrés extérieurs.

Le chat de Geluck

Bref autant vous dire que la pause pipi à été rapidement expédiée et que nous nous sommes vite cachés dans notre bagnole. En arrivant à Lisbonne, nous sommes passés sur un pont qui devait faire à peu près la même distance qu’entre Sion et Martigny ( non, j’exagère…). Il nous a permis de traverser la rivière et d’arriver enfin à la fameuse capitale.

Pour arriver à l’aéroport où on devait rendre notre voiture, il a fallu passer le  » rond point de la mort qui tue « .

C’est pas celui-là, mais ça y ressemblait…

Imaginez-vous une corde de violon, magnifiquement bien tendue, puis ajoutez la tête de papa par-dessus, voilà à quoi il ressemblait à ce moment là. Puis, quand nous avions enfin trouvé l’entrée du parking, nous nous sommes mis à la recherche de l’agence chez qui on louait notre voiture. Nous avions trouvé notre agence mais, il y a toujours un mais, ce n’était pas à cet endroit là qu’il fallait la rendre ! Du coup mon cher père se lance dans une discussion endiablée avec le pauvre monsieur qui n’avait rien demandé.

Tintin – Coke en stock

Avec maman et Nora, nous nous sommes réfugiées dans l’aéroport pour aller boire quelque chose. De temps en temps, on revenait voir ce qu’il se passait. Je crois que j’ai entendu quelques mots du genre :  » je ne veux pas me lancer dans cette ville que je connait pas avec cette voiture » ou encore  » appelez donc quelqu’un pour venir la chercher » et le monsieur qui essayait de finir sa phrase sans être coupé ne faisait que quelques signes de tête. Pour finir, papa appelle le service d’aide qui lui dit tout simplement  » ahhh, mais nous ne sommes pas loin, il y a même le plan dans la voiture !  » Finalement, le garage était à 6 min de l’aéroport !! Et même pas dans la ville en plus !! Le pire était que papa savait mais il avait « oublié ». Bref, à part les regards noirs que nous faisait le monsieur qui nous attendait depuis 30 min et les charmantes personnes qui nous ont annoncé que, oui effectivement, il fait très chaud à Lisbonne et qu’on est même bien contents de repartir, tout est bien qui finit bien. Nous avons pris un taxi et sommes arrivés dans un quartier très sympa. L’immeuble de dehors ne paie pas de mine mais la décoration intérieure est incroyable.

Nous avons soupé à l’appartement pour nous remettre de nos émotions et après, avec papa et Nora, on est allés écouter de la musique brésilienne dans un café extérieur avec l’espoir de trouver une bonne glace mais non, on a dû se contenter d’un morceau de chocolat en rentrant. Car il y a tout plein de petits magasins dans Lisbonne mais aucun n’était ouvert dans notre quartier. On se met tous au lit rapidement vu la fatigue qui se lit dans les yeux de certains… Quelle journée quand même !

Eva

Antisocial

Mais où sont les gens?

Cette question peut se poser à la lecture de notre blog…

A dire la vérité, plusieurs raisons nous poussent à ne pas écrire beaucoup de choses sur les personnes croisées lors de notre voyage:

  • la grande majorité parle une langue que nous ne connaissons malheureusement pas
Tintin et le Temple du Soleil
  • la minorité parle une langue que nous connaissons, ce sont des touristes comme nous
Couverture de Fluide Glacial avec les Bidochon, de Binet
  • ici, à Lisbonne, il fait 40°C à l’ombre, personne ne reste dans la rue, tout le monde se cache
Gaston Lagaffe par Franquin
  • comme Eva est en pleine adolescence, il est de mon devoir de père d’empêcher le moindre jeune mâle libidineux de s’en approcher
Pervers Pépère par Gotlib
  • Et puis, d’abord, on écrit ce qu’on veut dans notre blog. Faisez-z’en-un de blog! 😉

Gilles

Dans la cour des grands

Depuis lundi, nous nous trouvons à Zambujeira do Mar, sur la côte atlantique, dans la région de l’Alentejo. Le trajet en voiture nous a permis d’admirer des grandes forêts d’eucalyptus, arbre importé d’Australie mais qui se plaît au Portugal, où il est utilisé pour la production de pâte à papier.

Zambujeira do Mar au coucher du soleil

Nous avons troqué notre logement confortable de Benagil, aménagé à la Suisse, tout confort, avec un appartement plus simple, dans une petite maison collée aux autres, peinte en blanc et bleu à l’extérieur et turquoise à l’intérieur.

Elle est charmante, malgré l’absence de lave-vaisselle, de hotte, de four, de hamac. Parfois, le pommeau de la douche se dévisse, laissant sortir l’eau en un jet trop fort: une bonne âme doit alors se dévouer pour mitiger la sortie d’eau, façon « arrosage au jardin ».

Mais si notre logement est plus petit, le terrain de jeu autour de nous est maintenant immense. En effet, nous nous trouvons sur la Rota Vicentina, un ensemble de chemins qui s’étend de l’Alentejo à l’Algarve. Il se compose de 260 km de chemins historiques, de 230 km de chemins côtiers (le Chemin des Pêcheurs) et encore de 260 km de parcours circulaires. Autant dire qu’il faudrait 2 ou 3 ans de congé sabbatique pour tout faire.

Le lendemain de notre arrivée ici, nous n’avons donc pas perdu de temps et nous sommes partis pour une randonnée, de Zambujeira à la Praia dos Machados. Première surprise: on marche sur le sable! On a l’impression de ne pas avancer, c’est un peu casse-pieds et surtout ça remplit les chaussures! Le chemin suit la côte, en zigzaguant dans la lande, à travers une très jolie végétation d’arbustes et de plantes grasses, avec quelques fleurs aux couleurs vives.

Nous avons vu d’en haut de très grandes plages, avec la suite des 4 vagues caractéristiques, qui ont tout le loisir et la place pour s’étaler mollement sur le rivage. Nous avons vu aussi des cigognes: elles font leurs nids sur les rochers des falaises. Et au détour d’un chemin, on trouve aussi des autruches!

A 10 minutes de la maison, dans l’autre sens, se trouve une autre plage magnifique, la Praia de Nossa Senhora.

Petite info météo: nous faisons le plein de fraîcheur ici car une vague de chaleur est attendue sur tout le Portugal. Le soir ici, ce n’est pas un temps à savourer une glace sur une terrasse, plutôt un thé à la maison (env. 18 degrés, avec la brise océanique)… et la journée on est bien grâce au soleil (28 degrés). Et l’eau est toujours à 16, pour le bonheur de nos tissus qui n’en finissent pas de se raffermir !

Francesca

La balade du samedi

Pour notre avant-dernier jour à Benagil, nous sommes allés faire une ballade. Nous sommes partis du phare que l’on voyait depuis chez nous et nous avons marché sur le chemin des sept vallées suspendues.

En étant toujours autant ébahis par la beauté des lieux et découvrant des centaines de fossiles de coquillages dans les rochers, nous sommes arrivés vers une plage avec énormément de vagues. Pour y accéder, nous avons dû descendre 217 marches ( précisément !).

Puis, arrivés en bas, l’eau ne s’étant toujours pas réchauffée, nous avons joué un long moment dans les vagues. Comme des gamins ! Avec Nora, nous nous sommes assises sur le sable pour être mouillées en attendant à chaque fois la prochaine vague, en espérant qu’elle soit encore plus grosse et amusante que la dernière.

Étant déjà bien éclaboussée, je pris mon courage à deux mains et me jetai d’un coup dans la vague. Je sautai pendant un bon quart d’heure dans cette eau assez fraîche. Tout à coup, une vague plus grosse que les autres me surprit, se retourna sur moi et me ramena jusqu’au bord de la plage. Mais, mis à part ma casquette qui était partie faire un tour mais que papa a heureusement retrouvé, rien de cassé. Ensuite, on a reprit le même chemin qu’à l’aller et nous avons croisé toutes sortes de cactus sur le bord du chemin. Des grands tous poilus au petits tous plats en passant par ceux qui étaient comme ceux qu’on dessine, tout y était.

Un petit détour par la formidable piscine nous a fait le plus grand bien ! Il fallait profiter car il y allait y avoir prochainement un nouveau départ vers l’infini ( et au delà…)

Photo familiale dans notre cher hamac devant notre maison.

Eva

Afro Nation Festival

Vendredi, programme léger le matin: courses (ndlr: suite aux réactions causées la dernière fois, nous ne parlerons plus ici de nos observations concernant les achats domestiques sur le territoire portugais), plage et piscine.

Après un bon petit diner (je me mets tranquillement à l’orthographe rectifiée), en route pour Portimão (25 minutes de voiture).

Place de parc trouvée du premier coup, le bol!

Après avoir trempé nos pieds pour vérifier que l’eau était tout aussi fraiche qu’à Benagil,

Jack Nicholson dans le film « Shining »

nous avons marché le long de la rue (principale?) pour aller au centre-ville. Le long du chemin, plusieurs vendeurs de magnifiques sacs Louis Vuitton à un prix défiant toute concurrence (ainsi que la loi sur la contrefaçon) et des dames africaines proposant de tresser vos cheveux pour être prêt à l’Afro Nation. Il s’agit d’un festival de musiques modernes (Afrobeats, Hip Hop, RnB, Dancehall, Amapiano, Afro House, …) pendant 3 jours sur la très grande plage de Portimão.

Il y a même Maître Gims et Dadju!

Nous avons entendu la musique de loin,

mais nous avons vraiment profité du défilé incessant des festivaliers, la plupart à la peau noire, mais surtout, arborant des tenues originales, colorées et légères. Nous n’avons pas pris de photos (on n’est pas des explorateurs du 19ème siècle!), mais je mets ci-dessous des images qui évoquent ce que nous avons ressenti à la vue de ces personnes ayant le courage de l’audace vestimentaire:

Si, pour des raisons privées qui ne regardent que nous, nous n’avons pas cédé aux sirènes de la mode, Nora et Eva se sont déjà préparées pour l’Afro Festival 2023!

Si vous voulez les accompagner, toutes les infos sont ici: https://afronation.com/

Je vous laisse, j’ai mon summer body 2023 à préparer, pour être à la hauteur!

Gilles

Les apprentis kayakeurs

Jeudi, on a dû se lever tôt car on a été faire du kayak. On a été à la belle plage de Benagil dont vous a parlé maman. On a loué deux kayak : un pour papa et Nora et un pour maman et moi. Nous sommes partis pour aller voir la fameuse grotte avec le trou au plafond dont tout le monde parle. Effectivement, elle était très belle même si, débutants que nous sommes, on est entrés par le mauvais coté. Résultat : notre kayak s est retourné et nous avec. Heureusement plus de peur que de mal et on a bien apprécié.

Puis, on a enfourché à nouveau nos montures pour aller découvrir d’autres petits coins de paradis. Deuxième plage, celle de Mahrinia. On l’avait déjà vue lors de notre promenade mais depuis la mer, c’était tout autant impressionnant! Le bleu de la mer et le jaune ocre des rochers étaient magnifiques.

D’autre plages, grottes et trous dans la roche dont je ne saurais pas dire le nom nous on encore accompagnés jusqu’au retour. Cette heure et demie était passée tellement vite qu’on aurait voulu continuer jusqu’au soir !   

Eva

Un peu de beauté dans ce monde de brutes

Nous sommes dans une région avec les plus belles plages d’Europe et on vient vous parler supermarchés et voitures. Je voyage avec des insensibles. Laissez-moi donc corriger le tir à présent. Voici venu le moment de vous montrer les beautés du lieu: un peu de poésie dans ce monde de brutes.

Commençons par les plages. Nous en avons visité 3 jusqu’à présent. La première se situe à Benagil, petite localité de pêcheurs où on loge. Première rencontre avec les hautes falaises couleur ocre et avec les 16 degrés de l’océan. Disons qu’il est plus facile d’entrer dans le Lac de Champex (pour les Valaisans) et dans la Maggia en juin (pour les Tessinois). Le sable est jonché de beaux et grands coquillages, qu’on n’a pas trouvé sur les autres plages, mystère.

La deuxième plage se situe à 5 min. à pieds de notre maison. Elle s’appelle Praia do Carvalho, on y accède par un tunnel creusé dans la roche.

On débouche sur une plage magnifique, sans bar, douche ou autres commodités. Il y avait des poteaux: la tentation a été trop forte de refaire la mythique épreuve de Koh Lanta! Victoire de Nora grâce à ses petits pieds.

Avant de partir, Nora a décidé d’enterrer ses jambes pour ne pas devoir marcher au cas où il y avait une rando au programme.

La troisième plage s’appelle Praia da Marinha. Nous avons choisi (à l’unanimité) de nous y rendre à pied, en suivant le chemin des 7 Vallées Suspendues. Suggestif, n’est-ce pas? En une petite heure, en longeant l’océan et en traversant le maquis, nous avons rejoint notre destination, avec en prime un effet « wow » des plus saisissants.

Dans un registre plus banal, mais qui fait toujours son petit effet, il y a eu quelques levers et couchers du soleil, immortalisés depuis le toit de notre maison.

Francesca

Marché global

A peine avions-nous loué notre Fiat Tipo que nous voilà partis pour faire les courses. (Je pensais que ce modèle n’existait plus depuis la période des Lancia Delta et autres Audi Quattro…)

Je me suis réjouis à l’idée de découvrir d’autres magasins que notre duo national Coop-Migros. Impatient de trouver dans les rayons d’un petit commerce des produits typiques et délicieux.

Comme nous avions besoin d’un réhausseur pour Nora (72€ auprès du loueur de la Fiat, on en a acheté un pour 13€…) (Note à grand-maman : oui, il est aux normes de sécurité), on est allé dans le magasin qu’on nous a conseillé : Auchan!

Un grand supermarché. Sans âme. Français. Je n’ai rien contre les Français, mais franchement, un Auchan au fin fond du Portugal…

Et les produits locaux? YSSON-OU les produits locaux, hein? Actions de la semaine: Gruyère et Talegio… Comme à Locarno.

Bon, ok, j’exagère. On a aussi trouvé des produits régionaux. D’excellents fromages portugais!

Et le soir, on s’est régalé… au restaurant! (voir article précédent)

Gilles