Kyoto mon amour

Mon histoire d’amour avec Kyoto n’a pas commencé de la meilleure des manières et a pris quelques jours avant de se manifester. Mais allons dans l’ordre… Pour nous rendre de Yufuin à Kyoto, nous avons repris le mignon petit train rouge brinquebalant et ensuite le fameux Shinkansen, le train à grande vitesse au nez pointu, comparable au TGV. Et c’est effectivement à très grande vitesse qu’on est allé de Fukuoka à Kyoto, en 3 heures environ, en avalant 650 km! Les rizières, les collines et les forêts ont laissé place à une agglomération urbaine de plus en plus dense, car on passe par des grandes villes comme Hiroshima ou Osaka.

Une chaleur étouffante et humide nous a enveloppés dès notre sortie du train à Kyoto: heureusement notre appartement était à 10 min. de la gare. Un bel appartement, sur 2 étages, avec un jardin intérieur à admirer et de très jolies chambres spacieuses à l’étage. Tatamis pour tout le monde, pas de chambre à l’occidentale ici (aveu: on a quand-même rajouté quelques matelas sous notre futon, qui était vraiment trop dur, style camping).

Dans la chambre de Nora il y avait un petit coin aménagé en jardin.

Après être montés sur la Kyoto Tower (et avoir constaté que des collines pas très lointaines délimitaient la ville, contrairement à Tokyo… normal, car Kyoto est 15 fois plus petite), nous nous sommes dirigés vers le quartier de Pontocho, pour chercher un restaurant. Et là, une marée humaine, constituée de touristes et locaux, nous a entourés, partout où on allait, sur la route principale ou dans les petites ruelles. Et la chaleur humide ne faiblissait pas, et tous les restaurants étaient pleins, et il fallait s’inscrire et attendre notre tour dans la rue, avec les climatiseurs qui nous vomissaient leur air chaud dessus. Pour couronner le tout, quand enfin une place s’était libérée dans un resto, Eva avait disparu… elle était allée faire un tour à H&M!

Mais toute cette animation a trouvé une explication par la suite, quand on a vu des routes bloquées par des policiers et on a entendu des cris et des incitations. Il y avait une fête et, après renseignements, on a découvert que c’était la fin des festivités de Gion Matsuri, une des fêtes principales de l’été qui a lieu chaque année en juillet a Kyoto, dans le quartier de Gion.

Les gens prennent le frais au bord de la rivière. Ambiance un peu rétro, pas de pancartes colorées clignotantes ici.

Un premier contact un peu compliqué, donc, avec cette ville… mais le lendemain, le dicton qui dit qu’on ne doit pas se fier à la première impression, a été confirmé encore une fois. Nous avions soigneusement choisi notre premier temple, forts des avis effrayants sur la quantité de touristes présents sur les sites principaux de la ville. Sous « temple hors de sentiers battus », on nous conseillait un sous-temple de Tofuku-ji, qui s’est révélé être fermé ce jour-là. Quelle chance, avec le recul! Car du coup on a visité le site du temple principal, une vraie merveille à mes yeux encore novices en matière de temples. La grande découverte consiste dans le fait qu’on ne visite pas qu’un temple, pas qu’un seule construction, mais bien tout un site, constitué de plusieurs bâtiments, de jardins et de parcs.

En l’occurrence, là on pouvait visiter le parc avec son long pont et aussi la partie jardin, qui comprenait la visite du bâtiment entouré de ces jardins.

Le long pont couvert, par où a commencé notre visite, et le magnifique parterre de mousse omniprésente.

J’ai découvert à quoi ressemble une fleur de lotus: eh bien, sa réputation n’est pas surfaite.

Les fleurs de lotus et leurs grandes feuilles recouvrent les étangs.

Vous comprendrez qu’après ce premier rdv tellement réussi, je ne voulais pas en rester là. Et pour le lendemain notre choix s’est porté sur le très connu Pavillon d’Or. Le mirage doré nous a aveuglé… c’est certes très beau, ce reflet du temple dans l’eau mais il y avait trop de monde et la présence de boutiques et stands de glaces dans l’enceinte du temple nous a … refroidis.

La tentation était trop forte et un 3ème rendez-vous avec un nouveau temple a été pris pour le lendemain (que pour les adultes, les filles avaient d’autres priorités et sont rentrées à la maison). Le temple en question porte le nom de Kennin-ji et se trouve dans l’ancien quartier de Gion. C’était encore une fois magnifique: cette fois il n’y avait pas de parc à explorer mais beaucoup de jardins et un plafond entièrement peint avec 2 dragons. L’ambiance était calme, pas beaucoup de monde et on a pu se régaler en observant les jardins et les architectures depuis des perspectives différentes. Quel raffinement!

Le plan du site de Kennin-ji, pour vous donner une idée de l’étendue.
Les 2 dragons qui décorent le grand plafond du temple.
Même les armoires sont peintes de manière délicate.

A ce stade, j’étais déjà pas mal amoureuse de cette ville mais le coup de grâce a été donné lors de notre visite du soir dans le quartier traditionnel de Gion, très couru des touristes le jour (car on peut y croiser des geishas) mais très tranquille la nuit. Pour préserver la vie du quartier, ils ont interdit l’accès à certaines ruelles et mis des règles strictes de respect des lieux, comme ne pas parler fort ou ne pas s’asseoir par terre. Et ça marche: l’ambiance qu’on y respire est magique et nous pousse à deviner ce qui peut se cacher derrière ces façades si sobres et si élégantes (en réalité ce sont souvent des restaurants très chers).

Alors, oui, définitivement, Kyoto aura toujours une place dans mon cœur.

Francesca

Prendre de la hauteur

Avant de vous raconter la suite de nos aventures au Japon, je voulais revenir sur le dernier jour que nous avons passé dans la chaleur étouffante de Tokyo.

Nous sommes partis tôt le matin afin de ne pas mourir de chaud (spoiler : c’est loupé) et nous nous sommes rendus dans les jardins du Palais Impérial de l’empereur du Japon. C’était un endroit magnifique, bien que nous n’ayons pas pu entrer dans le palais. Le jardin était séparé en plusieurs parties que nous avons toutes plus ou moins visité. Mon coup de cœur se porte sur un endroit du parc avec un très bel étang. Mais voici quelques photos pour vous mettre un peu dans l’ambiance.

Après avoir fui le chaud du parc, nous sommes arrivés au bas d’un très haut immeuble au milieu d’un quartier plein de hauts bâtiments. Nous sommes montés au 52ième de l’un d’entre eux pour découvrir la ville vue d’en haut et voir une exposition d’art contemporain. Le musée s’appelait Mori Art et mettait en avant les œuvres de Ron Mueck, artiste contemporain australien. Je ne m’attendais pas du tout à être si déstabilisée face à ses travaux mais j’ai adoré. M.Mueck a créé des sculptures avec un réalisme presque dérangeant, mettant en avant des figures humaines qui nous poussent à se remettre en question et c’était formidable. Bon on dirait presque un critique artistique dit comme ça, mais j’ai vraiment aimé essayer de comprendre ce que l’artiste voulait faire passer comme message, grâce à mes analyses très poussées (merci M.Moret 🙂 La taille passait de petit à normal, de grand à même très grand et ce musée d’art contemporain a définitivement une place dans mon cœur.

Nous avons également pu admirer la vue de la ville depuis en haut et c’était franchement impressionnant. On a pu remarquer les différences entre les quartiers et on a aussi vu Shinjuku et Shibuya, dont on vous a parlé précédemment. Le plus impressionnant était que l’on ne voyait pas la fin de la ville tellement elle est grande. Il faut dire qu’avec ses 33 millions d’habitants, Tokyo n’est pas une petite joueuse.

Les yeux pleins de souvenirs (encore une fois merci Moret), nous sommes rentrés chez nous en repassant par Shinjuku et ses interminables magasins pour des dernières petites emplettes.

Artistiquement,

Eva

PS : M.Moret était mon professeur de français durant ces 2 dernières années scolaires.

Imagination débordante

Aujourd’hui il fallait que je vous partage quelque chose qui me fait bien rire : l’utilisation du français au Japon. En effet, lors de ce voyage, nous avons eu plusieurs occasions de «visiter» des centres commerciaux. Que ce soit à Tokyo, à Kyoto ou dans le village perdu de Yufuin, les habits ont tous des mots français sans queue ni tête dessus. Peut-être que chez nous aussi tout ce qui est écrit en japonais n’a aucun sens ? Mais il faut dire que lorsqu’on voit un t-shirt qui pourrait être pas trop moche avec écrit “granules” dessus, ça vous refroidit rapidement 🤣

preuve à l’appui


Et ils ne s’arrêtent pas là ! Les magasins et les restaurants sont aussi concernés par cette lubie. Les exemples les plus flagrants sont sans doute les photos que vous trouverez ci-dessus.


Je ne pouvais pas aller au Japon sans visiter un centre commercial. Oui, ça sonne un peu bizarre dit comme ça mais l’an passé, j’avais découvert tellement de choses étranges que je me suis dit qu’il fallait renouveler l’expérience. Et quelle expérience ! Les magasins sont souvent pas très grands mais ça semble assez normal dans les grandes villes. Les rayons sont pleins de nourriture déjà préparée et emballée à mort. Les boissons et les nouilles sont omniprésentes ici mais les fruits et légumes sont un peu timides 😔 Maman recherche désespérément un peu de vert dans tous les magasins dans lesquels on met les pieds mais sans grand résultat. Nous avons aussi cherché du fromage mais l’un des seuls que nous avons trouvé ne nous a pas donné l’eau à la bouche.


On a également découvert des associations comment dire … intéressantes ?
Heureusement que les repas au restaurant étaient excellents et qu’on a pu goûter plein de nouvelles choses !

Le sandwich aux nouilles pour les plus courageux

Bon appétit !

Eva

L’aquarium d’Okinawa

On a pris la voiture pour aller à l’aquarium le 18 juillet, après l’anniversaire de maman. C’était énorme, et surtout il y avait des escalators partout alors avec ma fatigue du haut de mes 14 ans je les ai beaucoup employés. Au tout début il y avait un bassin avec des étoiles de mer.

Plus on avançait plus c’était des êtres vivants qui vivent dans les profondeurs. Il y avait des poissons, des méduses, une murène, des serpents d’eau, des coraux et surtout un énorme bassin. Il y avait des raies, des raies manta, des poissons et surtout un requin baleine. On aurai dis qu’il avait des gardes du corps car des poissons restaient constamment collés.

Il y avait un endroit uniquement avec des requins et des mâchoires de requins qui étaient impressionnantes. Il y avait aussi une mâchoire de mégalodon. Ensuite on a été manger au restaurants avant d’aller voir un spectacle de dauphins.

C’était bien mais ça m’a fais de la peine car bien sur ils sont traités au mieux, du moins je l’espère, mais ils sont habitués à la mer sans fin et pas à ces 3 petits bassin. Il y avait également des tortues qui, elles aussi, m’avaient l’air triste d’être autant dans ces minuscules bassin.

Après tout ça on a été à la plage. L’eau était très basse car c’était l’heure à la qu’elle l’eau est au plus bas.

Après avoir vu toutes les créatures dangereuse qui vivent dans la mer, Eva était un peu stressée de posés les pieds, surtout qu’en plus il y avait des algues. Pour finir, on est rentré et nous avons mangé à la maison sur les tatamis.

Nora

Les merveilles de Yufuin

Nous n’avons pas fait que nous prélasser dans l’eau chaude pendant notre séjour de 3 jours à Yufuin. Les montagnes autour apportaient un peu de fraîcheur, comparé aux précédents endroits visités, et nous avons eu l’audace d’entreprendre une marche d’environ 15 minutes jusqu’au Lac Kinrin, un joli endroit paisible.

Mais la plus belle sortie a eu lieu le lendemain. Un taxi, avec des napperons sur les sièges et un chauffeur avec les gants blancs, est venu nous chercher devant l’hôtel (oui, ça fait VIP, mais il n’y avait pas d’autre moyen de transport pour se rendre là où on voulait aller) et, en une demi-heure, il nous a amené aux gorges de la rivière Yufu. Nous avons traversé des paysages grandioses, de toutes les tonalités de vert et on a pu admirer de plus près le Mont Yufu.

Derrière nous, le Mont Yufu.

Le chauffeur nous a appris qu’on devait marcher pieds nus pendant une heure environ pour remonter la rivière (et une heure de plus pour revenir), ce qui allait sûrement prendre « un certain temps », de ses mots. Nous avons convenu pour une heure et 15 min, après quoi on devait être de retour au taxi. La promesse de la fraîcheur, mise en avant dans les dépliants de l’Office du Tourisme, nous a poussé à descendre les 190 marches jusqu’en bas des gorges (promesse maintenue, 8 degrés de moins en bas)

Très belle balade dans les gorges verdoyantes
Certaines falaises mesurent jusqu’à 60 mètres de haut. Au printemps il y a beaucoup de chutes d’eau.

L’après-midi, rendez-vous canin pour les nanas: nous avons été dans un bar à chiens, de la fameuse race japonaise mameshiba.

Une employée nous a expliqué comment il faut s’asseoir pour que les chiens viennent sur nos genoux.

Francesca

Découverte de la péninsule de Kyushu

Réveil très matinal le dernier jour de notre séjour à Okinawa, afin de rendre la voiture (entière, ouf) à l’agence de location à Naha et ensuite prendre l’avion pour Fukuoka.

Ils ont collé cette pancarte aimantée à l’agence de location: si on traduit le message en japonais, c’est écrit
« Une personne étrangère conduit ».
Pas tellement fidèle comme traduction… mots polis pour dire « Gros nul au volant, restez chez vous. »

Depuis la gare centrale de Fukuoka, assez animée, nous sommes montés à bord d’un joli train rouge un peu vintage, avec intérieur en bois et petits rideaux plissés.

Ce train nous a a amenés en 2h30 jusqu’à Yufuin, lieu de destination de notre 3ème grande étape. Nous avons traversé des paysages verdoyants, des plaines avec des vergers, très Valais central dans leur aspect, des rizières avec des magnifiques hérons blancs, des forêts très denses et très belles. Yufuin est un grand village au pied du Mont Yufu, qui culmine à 1500 m d’altitude.

Notre beau ryokan (hôtel traditionnel) nous attendait, très accueillant. Il nous a tout de suite plu.

Un des 2 chats du ryokan, qui savait ouvrir les panneaux des fenêtres et qui a dormi une nuit entière sur le lit des filles!
Les revoilà, les hérons blancs.

La grande particularité des ryokan de cette région est qu’ils possèdent des onsen, c’est-à-dire des bains chauds privés. Dans toute la région il y a des sources chaudes qui sont utilisées pour cette vieille pratique et qui sortent parfois de terre sous forme de vapeur. Nous avons fait l’expérience de l’onsen plusieurs soirs et c’était tellement relaxant! L’eau est à 40 degrés et, une fois qu’on a réussi à entrer, on n’a pas d’autre choix que de se détendre! On nous a dit que quand on commence à transpirer du front, il faut sortir!

Un des 5 onsen de l’hôtel, ambiance du soir.
Ça se voit qu’ils sont détendus, non? Et la tenue, trop stylée, non?

Francesca

Made in Japan

Nous ne logeons pas en hôtel all-inclusive, alors nous faisons des courses alimentaires, en plus de l’inévitable shopping. (Je suis sûr que si j’avais eu 2 garçons au lieu de 2 filles, on ferait beaucoup moins de shopping!)

Pour les courses, nous avons trouvé plein de petits magasins de quartier. Ils sont vraiment nombreux, mais pas toujours bien fournis. Le plus difficile à trouver, ce sont les fruits et les légumes. Et quand on en trouve, ils sont souvent très chers. Par exemple: 40.- pour 4 mangues!

Magasin de fruits/légumes dans un marché de Tokyo

En plus, ils sont souvent emballés par petites portions.

D’ailleurs, la plupart des aliments sont par petite portion. Exemple: 30 grammes de tranches de jambon. Même pas de quoi faire un honnête sandwich…

3 patates ?!?

En fait, tout est très emballé. Beaucoup de plastique…

Fourre plastique pour parapluie mouillé. Je ne suis pas sûr que la fourre est recyclable…

Dans les magasins et les pharmacies, il y a énormément d’articles différents. Difficile à comparer avec Migros/Coop. Et comme il s’agit de petits emballages, ça donne des rayons très chargés.

Des bières dans un petit magasin (et on ne les voit pas toutes!)
Un petit aperçu des nouilles lyophilisées (Ramen, Udon ou Soba)
Aspirine ou crème pour les pieds? Pas facile à deviner…

Sans oublier l’indispensable mode d’emploi!

Gilles

PS: Au Japon, il y a aussi des saucisses voleuses de Natel…

Kywaton

Nous avons déjà parlé de la grande prévenance dans la société japonaise. Prévenance que nous apprécions beaucoup!
Ce souci de bien faire et d’éviter les problèmes à autrui se retrouve aussi dans ce qu’on voit ici: beaucoup de panneaux, d’informations, d’explications,…

En voici un aperçu:

Informations pour la sécurité dans les trains, avec des petites mascottes dessinées (Il y en a pour tous les sujets!).
En attendant le train, les infos sur où se tenir.
Dans le train, à Tokyo. Tout est écrit dans les 2 écritures différentes du japonais. Et aussi en anglais (ouf!)
Aux toilettes, si on ne comprend pas la télécommande multifonctions…
On peut lire le mode d’emploi!

Petite parenthèse toilettes…

Le souci d’hygiène se retrouve aussi au petit coin. La grande majorité des w-c sont munis d’un siège multifonctions. On a vu:

  • la douchette pour l’arrière
  • la douchette pour l’avant
  • un dispositif sonore (ex: bruit de cascade) pour masquer les bruits naturels
  • le diffuseur de parfum
  • le siège chauffant
  • la lumière qui s’allume dans le w-c la nuit
  • le couvercle et la lunette qui se lèvent électriquement
  • la chasse d’eau automatique quand on se lève (et quand on s’assied)

Je me dis que ça fait beaucoup d’électricité consommée pour des toilettes…

Par contre, toujours dans le même lieu, j’ai vu un siège pour y mettre son bébé pendant qu’on doit s’asseoir. Dans les w-c hommes, en plus. Voilà une initiative que j’aurais appréciée chez nous il y a quelques années!

Avec un mode d’emploi, bien sûr!

Mais revenons à nos moutons avec encore quelques images volubiles:

Un panneau d’affichage dans une petite rue de Tokyo
Des affichages géants, dans une grand rue de Tokyo
Un camion avec, en plus des écrits et des petits dessins, une musique diffusée par haut-parleurs. En plein centre de Tokyo
Des prières suspendues
Des pensées reçues dans un temple
Une grande utilisation du français pour les noms de magasin, mais pas toujours comprenable pour nous.

Pour nous aider face à toutes ces écritures, nous avons pu compter sur l’aide du Natel et des applications de traductions. Heureusement!

Gilles

Belle e impossibili

Peut-être vous rappelez-vous de cette chanson italienne de Gianna Nannini, « Bello e impossibile »? C’est la sensation que j’ai eue à Okinawa par rapport aux plages: si belles, mais comment y arriver? Comment faire pour se baigner dans ces eaux turquoises qui nous font de l’oeil? Comment éviter si possible de se faire effleurer par la terrible méduse boîte? Comment éviter aussi de payer l’équivalent de 110 francs pour 1 parasol et 2 chaises, dans le resort d’un hôtel de luxe? Comment se faufiler dans la foule de vacanciers lors du we prolongé de la Fête de la Mer, qui s’étale du samedi au lundi ?

Nous avons trouvé Dieu merci des réponses à toutes ces questions, après quelques jours d’acclimatation et d’exploration de l’île. Notre énooorme maison (quel soulagement après l’appartement étriqué de Tokyo) se trouve à Nago, dans la partie nord de l’île d’Okinawa, beaucoup moins urbanisée que la partie sud, avec sa ville principale Naha, où nous avons atterri.

Les 2 pièces japonaises de notre maison

Nous avons vite compris qu’une condition sine qua non pour accéder aux plages était la présence du filet anti-méduses. Ce qui limite, il est vrai, la zone balnéaire et suscite un sentiment de frustration, mais cela ne fait pas le poids face aux conséquences d’une piqûre de la fameuse méduse, expliquées en long et en large partout, dans ce souci de prudence si japonais.

La deuxième chose que nous avons comprise, pour protéger notre porte-feuille, était d’éviter les alentours des hôtels et autres resorts, ce qui n’était pas chose aisée.

Nous avons donc été, dans l’ordre:

– sur la plage municipale de Nago, correcte mais de loin la moins jolie

-sur l’Emerald Beach, magnifique, mais on est arrivé à 15h30, heure de marée basse, et l’eau n’était vraiment plus assez profonde pour nager, elle nous arrivait aux hanches!

-sur la Sesoko Beach, la plus belle de toutes. Elle se trouve sur une petite île à 15 min de chez nous, reliée par un pont à la terre ferme. Il y avait bcp de monde mais on avait prévu le coup et on a eu des places tout devant, on s’en est mis plein les yeux toute la journée de ces magnifiques nuances de bleu et du spectacle des joyeuses familles japonaises habillées de pied en cap (manches longues, pantalon) pour se protéger du soleil et des méduses.

-sur la Yagaji Beach, qui se trouve dans un camping. Le lieu était magnifique, avec des petites îles en face, il n’y avait personne contre toute attente et on avait la mer de Chine que pour nous.

Mais il n’y a pas que les plages dans la vie, voici pour vous quelques infos intéressantes sur l’île qui nous accueille. La première concerne les « shisa », petites statues toujours au nombre de 2, mâle et femelle, qui protègent les maisons okinawanaises. Le mâle a la bouche ouverte pour chasser les mauvais esprits et la femelle a la bouche fermée pour garder le bonheur, si c’est pas joli.

Dignes de note sont aussi les carillons et les annonces qui résonnent dans la rue et qui nous ont vraiment surpris la première fois. Les carillons, avec des musiques douces, sont diffusés par haut-parleur le soir, des fois à 17h, à 18h ou à 18h30 et servent à rappeler aux enfants qu’il est l’heure de rentrer et aussi à tester les sirènes en cas de tsunami, ce qui est moins poétique.

Il y a aussi des annonces, incompréhensibles pour nous bien évidemment, qui, parait-il, renseignent sur la météo et la vie locale.

Francesca

Les quartiers de Tokyo

Nous avons visité tout plein de quartiers aux ambiances bien différentes dans Tokyo. Certains sont calmes et détendus tel que celui de Nakano, dans lequel se trouve notre airbnb. D’autres sont plus vivants comme Shibuya et Shinjuku.

La sortie des bureaux de Shinjuku

Il faut savoir qu’il n’existe pas vraiment de centre dans cette ville, comme l’aurait Paris ou Londres. La ville est parsemée de grands buildings et de quartiers résidentiels qui donne un ensemble très joyeux. Un autre quartier que nous avons eu la chance de visiter est celui de Kitazawa. Un endroit que j’ai particulièrement aimé par ses nombreuses boutiques pleine de beaux habits 😋. Nous avons bien déambulé dans les rues et avons trouvé (où plutôt j’ai trouvé pour être honnête) de jolis habits. J’ai trouvé ce quartier très vivant avec un tas de gens bien habillés et très stylés. Comme il était déjà une heure très avancée de l’après-midi, nous avons cherché à remplir notre ventre de bonnes choses que nous avons trouvé avec succès ! Nous avons mangé des brochettes de viande (voir l’article de maman) et aussi pour ma part un riz excellent que je n’avais jamais eu la chance de goûter. Ils appelaient ça riz frit et il y avait de l’omelette et du thon coupé finement au dessus : un vrai régal ! En raison de la chaleur et de la fatigue qui nous avaient tous atteint, nous sommes rentrer nous cacher à la maison.

Tokyo vu de haut


Un autre quartier que j’ai aimé visiter s’appelle Akiabara et c’est une espèce de jumeau de Shinjuku. Là bas l’ambiance est à la fête et les rues sont pleines de néons et de publicité. Nous en avons profité pour nous adonner à une activité typiquement japonaise : le dance dance revolution, ou en autres mots un peux de danse où il faut faire des pas avec précision pour gagner des points. Nous avons bien rigolé à essayer de faire le moins d’erreurs possibles 🤣. La réalité nous a bien vite rattrapé quand nos voisins ont commencer à danser au niveau expert. Leurs pas de dance étaient hyper précis et on se sentait un peu nuls devant notre niveau amateur.

Et pour finir, le quartier au carrefour le plus connu du monde : Shibuya. Nous somme venus ici pour nous réfugier de la température extrême et du soleil tapant. Ce quartier est également plein de grands centres commerciaux dans tous les coins. Après avoir mangé les nouilles soba dont vous avez déjà entendu parler, nous avons traversé le fameux passage piéton. C’était très impressionnant, comme une vague de gens pressés et déterminés à continuer leur route sans s’arrêter.

J’ai adoré aussi la statue du chien Hachiko, connu au Japon pour avoir attendu, quotidiennement et pendant près de dix ans, son maître à la gare de Shibuya après la mort de ce dernier. C’est une histoire qui me met les larmes aux yeux à chaque fois et j’ai beaucoup aimé voir la statue à son honneur.


Voilà un petit topo des différentes découvertes de la ville de Tokyo, à bientôt pour de nouvelles aventures !

Eva