Belle e impossibili

Peut-être vous rappelez-vous de cette chanson italienne de Gianna Nannini, « Bello e impossibile »? C’est la sensation que j’ai eue à Okinawa par rapport aux plages: si belles, mais comment y arriver? Comment faire pour se baigner dans ces eaux turquoises qui nous font de l’oeil? Comment éviter si possible de se faire effleurer par la terrible méduse boîte? Comment éviter aussi de payer l’équivalent de 110 francs pour 1 parasol et 2 chaises, dans le resort d’un hôtel de luxe? Comment se faufiler dans la foule de vacanciers lors du we prolongé de la Fête de la Mer, qui s’étale du samedi au lundi ?

Nous avons trouvé Dieu merci des réponses à toutes ces questions, après quelques jours d’acclimatation et d’exploration de l’île. Notre énooorme maison (quel soulagement après l’appartement étriqué de Tokyo) se trouve à Nago, dans la partie nord de l’île d’Okinawa, beaucoup moins urbanisée que la partie sud, avec sa ville principale Naha, où nous avons atterri.

Les 2 pièces japonaises de notre maison

Nous avons vite compris qu’une condition sine qua non pour accéder aux plages était la présence du filet anti-méduses. Ce qui limite, il est vrai, la zone balnéaire et suscite un sentiment de frustration, mais cela ne fait pas le poids face aux conséquences d’une piqûre de la fameuse méduse, expliquées en long et en large partout, dans ce souci de prudence si japonais.

La deuxième chose que nous avons comprise, pour protéger notre porte-feuille, était d’éviter les alentours des hôtels et autres resorts, ce qui n’était pas chose aisée.

Nous avons donc été, dans l’ordre:

– sur la plage municipale de Nago, correcte mais de loin la moins jolie

-sur l’Emerald Beach, magnifique, mais on est arrivé à 15h30, heure de marée basse, et l’eau n’était vraiment plus assez profonde pour nager, elle nous arrivait aux hanches!

-sur la Sesoko Beach, la plus belle de toutes. Elle se trouve sur une petite île à 15 min de chez nous, reliée par un pont à la terre ferme. Il y avait bcp de monde mais on avait prévu le coup et on a eu des places tout devant, on s’en est mis plein les yeux toute la journée de ces magnifiques nuances de bleu et du spectacle des joyeuses familles japonaises habillées de pied en cap (manches longues, pantalon) pour se protéger du soleil et des méduses.

-sur la Yagaji Beach, qui se trouve dans un camping. Le lieu était magnifique, avec des petites îles en face, il n’y avait personne contre toute attente et on avait la mer de Chine que pour nous.

Mais il n’y a pas que les plages dans la vie, voici pour vous quelques infos intéressantes sur l’île qui nous accueille. La première concerne les « shisa », petites statues toujours au nombre de 2, mâle et femelle, qui protègent les maisons okinawanaises. Le mâle a la bouche ouverte pour chasser les mauvais esprits et la femelle a la bouche fermée pour garder le bonheur, si c’est pas joli.

Dignes de note sont aussi les carillons et les annonces qui résonnent dans la rue et qui nous ont vraiment surpris la première fois. Les carillons, avec des musiques douces, sont diffusés par haut-parleur le soir, des fois à 17h, à 18h ou à 18h30 et servent à rappeler aux enfants qu’il est l’heure de rentrer et aussi à tester les sirènes en cas de tsunami, ce qui est moins poétique.

Il y a aussi des annonces, incompréhensibles pour nous bien évidemment, qui, parait-il, renseignent sur la météo et la vie locale.

Francesca

Rejoindre la conversation

1 commentaire

  1. A force de persévérance et d’obstination on arrive à tout. Quant aux petites statues, bouches fermées ou ouvertes, rien à voir avec la civilisation occidentale !
    Bonne continuation de vacances.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *